Saint-Barthélémy

La petite île des Antilles a tout des joyaux caribéens pour attirer les amoureux d’une vie sereine bercée par les eaux. Pourtant, sa singularité est qu’elle sut justement se protéger d’un tourisme de masse et de ses répercussions architecturales désastreuses. Depuis le milieu du 20e siècle « Saint-Barth » est le refuge des grandes fortunes. Nul besoin de tenter l’aventure pour explorer sa culture ou ses sentiers, ses luxueux resorts vous invitent aux rêves et à la détente dans un somptueux écrin naturel.

Histoire et géographie

Joyaux des Caraïbes depuis le milieu du 20e siècle, l’île de Saint-Barthélemy – Saint-Barth - est située au nord de l’arc antillais, à 230 km au nord-ouest de la Guadeloupe, à 25 km au sud-est de Saint-Martin et… à 6750 km de Paris ! Elle se présente comme un petit caillou de 21 km2.

Ce bout de terre aride et accidentée, peu propice à la culture et donc assez pauvre, n’annonçait pas son brillant avenir. Elle fut découverte par Christophe Colomb en 1493. En 1763, l’île subit une seconde vague de colonisation cette fois par des marins français de Normandie et de Bretagne. La vie s’y développa notamment grâce aux butins prélevés sur les galions espagnols par les boucaniers. Ces derniers entreprirent de créer une véritable économie basée sur le commerce : boutiques, pêche et agricultures. Cependant, le milieu étant trop aride pour la culture, ils ne purent rivaliser avec l’économie agricole, notamment sucrière, des plus grandes îles.

Pourtant son histoire en fit une île comme nulle autre pareille dans les Caraïbes. Elle devint à la fin du 18e – et resta pendant près d’un siècle – port franc (statut toujours en vigueur) suédois et accrut ainsi considérablement sa population jusqu’à sa rétrocession à la France en 1878. Il faudra attendre le coup de cœur de David Rockefeller au milieu des années 50 pour que la calme et reculée île attire les plus grandes fortunes.

Désormais paradis des millionnaires, la « petite France » des Caraïbes a su se protéger des assauts du tourisme de masse tout en développant un réseau de complexes de luxe. La singularité de Saint-Barth réside donc dans un développement entièrement centré sur l’accueil haut-de-gamme.

Durant les vingt dernières années, la population résidente de Saint-Barth a plus que doublée. Moins de natifs quittent l'île et un nombre croissant de métropolitains et d'étrangers viennent s'y installer.

Le français est la langue officielle. Toutefois, les St-Barths utilisent deux dialectes locaux dont les origines sont probablement normandes pour le premier, et créole pour le second. En raison de l’activité touristique et de la clientèle internationale, une grande partie de la population parle anglais.

L’intérieur des terres est aride. Ses collines d’origine volcanique présentent une végétation peu dense, essentiellement basse et formée d’épineux. Son attrait principal réside dans ces côtes très découpées offrant de magnifiques plages de sable retranchées des regards.

La population de l’île s’est tournée très tôt vers la préservation de son patrimoine naturel totalement intégrée à la gestion de ce minuscule environnement. Plages et sentiers pédestres sont régulièrement nettoyés et entretenus. En créant une réserve marine, la Collectivité de Saint-Barth s’est aussi érigée en précurseur de la protection de son écosystème.

Le climat de l’île de Saint-Barthélemy est de type tropical maritime. L’année se découpe donc en deux saisons distinctes : l’une sèche - appelée carême - de décembre à mai et l’autre saison pluvieuse - appelée hivernage - de juillet à octobre. Avec une température moyenne tournant autour des 29°-24°C sur l’année et l'ensoleillement reste important toute l’année, les précipitations demeurent cependant un élément très variable du climat avec une accentuation durant la période cyclonique.

Activités économiques

En raison de la faible pluviométrie, de ses reliefs escarpés à la végétation basse, les activités de production sont inexistantes sur l’île de Saint-Barthélemy. Son économie repose donc sur le tourisme et les activités reliées à ce secteur : services marchands, commerce et construction.

Le coût de la vie à Saint-Barthélemy est environ 25 % plus élevé qu’en métropole. Les habitants résidant depuis plus de 5 ans ne paient pas d’impôts.

Statut politique et administratif

En 1946, la Martinique et la Guadeloupe, incluant Saint-Barth, devinrent départements français avec tous les droits et devoirs des départements de métropole.

Saint-Barthélemy constitue une Collectivité d’Outre-mer depuis 2007 dont l’autonomie est régie par l’article 74 de la Constitution française. Le 15 juillet, la nouvelle Collectivité d’Outre-Mer Saint-Barthélemy a été officiellement érigée par la mise en place de son conseil territorial. Les 19 membres du Conseil ont élu M. Bruno Magras à la présidence de l’Assemblée territoriale. Les habitants de l’île sont des citoyens français. 

Administrativement, la Collectivité de Saint-Barthélemy est gérée par un conseil territorial qui est composé de 19 membres, d’un conseil exécutif composé de 7 membres et d’un président. Ils siègent à l’Hôtel de la Collectivité. La Collectivité fait office de mairie, et présente donc les principaux services relatifs à un hôtel de ville.

 

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